dimanche 20 mai 2018

Un sermon pour la Pentecôte



En ce dimanche de la Pentecôte, je vous propose de lire (ou d’écouter, si le cœur vous en dit) un sermon que Jean Mestrezat (1592-1657) a donné le 15 mai 1633 à Charenton. 

Partant du dualisme du sang et de l’eau dans l’Ecriture, Mestrezat établit un parallélisme avec les fêtes de la Pâque et de la Pentecôte. Cela le conduit aux paroles de Simon Pierre à l’occasion de la descente de l’Esprit sur les disciples qui ouvre le livre des Actes :

lundi 14 mai 2018

Sermons de Samuel Bochart



Je viens d’enrichir mon petit site historico-homilétique de 23 sermons de Samuel Bochart (1599-1667), pasteur à Caen, orientaliste et géographe de renom, et accessoirement beau-frère de Jean-Maximilian de l’Angle. 

J’ajouterai une biographie sommaire dès que possible. 

Vous trouverez ces 23 sermons sur la Genèse ici.

dimanche 6 mai 2018

La composition du sermon selon Jean Claude (4)



Dans le quatrième chapitre de son traité de la composition du sermon, Jean Claude (1619-1687) donne quelques règles générales que le prédicateur ferait bien de respecter, même de nos jours :

4.1 Qu’une tractation soit claire

Voilà pour le choix des textes. Je viens maintenant à leur tractation, et je ne prétends point mettre seulement en avant [de] certaines règles générales que tout le monde sait, bien que peu de personnes les observent. Je dirai néanmoins premièrement qu’il faut que la tractation explique clairement et nettement un texte, qu’elle en fasse comprendre facilement le sens, et qu’elle mette les choses tellement devant les yeux que les auditeurs n’aient nulle peine à les comprendre. Cette règle va à condamner l’obscurité et l’embarras, qui est la chose du monde la plus importune dans une chaire. Il faut se figurer que la plupart des auditeurs sont des gens simples, à qui pourtant il faut faire profiter la prédication, ce qui ne se peut à moins qu’on soit fort clair. Et quant aux personnes savantes qui vous écoutent, il est certain qu’ils vous estimeront toujours beaucoup plus si vous êtes clair que si vous êtes obscur, et cela pour deux raisons : l’une, qu’ils ont eux-mêmes égard aux simples, et que leur charité n’est point contente si les plus simples ne sont pas satisfaits. L’autre raison est qu’ils sont eux-mêmes bien aisés de n’être pas obligés à une trop grande application d’esprit, ce qui serait, si le discours du prédicateur était obscur. Les esprits des hommes, quels qu’ils soient, savants et ignorants, fuient ordinairement la peine, et les savants sont assez fatigués dans le cabinet, sans l’être encore dans le Temple.